L'extra de l'ordinaire : les oeufs "Crocodile Dundee"
Le bureau

L'extra de l'ordinaire : les oeufs "Crocodile Dundee"

Le nom conventionnel du plat dont je vais vous parler n’est évidemment pas celui-ci puisqu’il s’agit des œufs “over easy” mais c’est comme cela qu’il se nomme chez nous. J’ai cherché pour vous la version grammaticalement correcte dans la langue de Molière et vous pourrez donc renommer cela “les œufs tournés”.

Culinairement parlant il s’agit d’un oeuf sur le plat qu’on retourne sur la deuxième face l’espace de quelques secondes afin de cuire les deux côtés tout en conservant un jaune encore coulant au milieu. Je ne vais donc pas vous expliquer avec minutie comment exécuter cette prouesse technique : une poêle, une spatule de qualité et un bon coup de poignet. Non, ce que j’aimerais vous raconter en revanche aujourd’hui c’est le pourquoi du comment j’en suis venue à faire un post sur ce festin.

Enfant, j’ai fait des fixettes sur certains films et voici mon top 3 indétronable : “Retour vers le futur”, “Beethoven”, “Crocodile Dundee”. Dans ces comédies familiales des années 80 il y a des passages qui sont restés ancrés dans ma mémoire et qui me ramènent à un instant de bonheur absolu (j’ai par exemple la BO du “Père de la mariée” dans mes playlists et je voulais appeler ma fille Annie pendant des années après avoir vu “À nous quatre”, on ne se refait pas).

Bref, pour ceux qui n’auraient pas vu le chef d'œuvre australien qu’est Crocodile Dundee, il s’agit de Paul Hogan (Michael dans le film, évidemment) qui est chasseur de crocodiles dans le bush. Une belle journaliste américaine (évidemment) vient l’interviewer, il tombe amoureux et déménage à New York (évidemment) où il doit s’adapter à la vie urbaine. Une rom-com à en faire pâlir d’envie n’importe quel film du vendredi soir avec Anne Hathaway. Lors d’une scène le héros cuisine des œufs pour un policier et lui demande “how do you like your eggs mate ?”, celui-ci réplique “over easy”. Close up sur la cuisson, et pour moi, une révélation.

Au fil des années je me suis aperçue que très peu de personnes faisaient les oeufs ainsi, sauf éventuellement par erreur, alors que c’est devenu un rituel très ancré chez moi. Au préalable je toaste du pain, ce dernier est frotté à l’ail et arrosé d’huile d’olive afin d’accueillir comme il se doit ce bijou du 7ème art.

Comme cette newsletter a pour but de s’avouer tous les secrets qui se cachent derrière nos casseroles je serais curieuse de connaître les vôtres car je suis convaincue que l’inspiration est partout, mais surtout dans les petits plats du quotidien qui deviennent si grands à force d’être préparés.

En attendant, la prochaine fois que vous déciderez de casser des oeufs, je vous invite à leur donner le goût que j’ai rapporté pour vous du pays des kangourous.